Football & sports 70's
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Date de création : 30.07.2010
Dernière mise à jour :
24.08.2011
29 articles
Peter Leslie Shilton, OBE (né le 18 septembre 1949 à Leicester), est un ancien footballeur international anglais. En trente ans de carrière, il détient le record de sélections en équipe d'Angleterre, a participé à trois coupes du monde, deux finales de Coupe d'Europe et a disputé plus de 1 000 matchs en club. Shilton a effectué 125 matchs avec l'équipe d'Angleterre, dont 66 victoires et 24 défaites, et a encaissé 83 buts.
Il a la rare particularité d'avoir joué plus de cent matchs de championnat pour cinq clubs différents. Shilton n'a fait ses débuts en phase finale de Coupe du monde qu'à 32 ans, mais il a joué 17 matchs de phase finale et partage le record de dix matchs de Coupe du monde sans but encaissé avec le gardien français Fabien Barthez.
Pendant sa période à Nottingham Forest, il a notamment remporté deux Coupes d'Europe, une Supercoupe d'Europe, le championnat de première division et la Coupe de la Ligue. En fin de carrière il a fait un match de Première ligue avec Bolton Wanderers, à plus de 45 ans. La saison suivante il joua pour Coventry City et West Ham, mais pas en équipe première. En décembre 1996, juste après son 47ème anniversaire, il a signé avec le Leyton Orient et joué son 1 000ème match de ligue anglaise. Il a cumulé 1 005 matchs dans la ligue d'Angleterre. Shilton détient aussi le record mondial du nombre d'apparitions en compétition officielle de football avec 1 390 matchs au total.
En 1963, Peter Shilton étudie à la King Richard III Boys School à Leicester, quand il commence à pratiquer le football au niveau d'écolier avec le club local de Leicester City. Il attire l'attention du gardien de l'équipe première Gordon Banks, qui fait part à l'entraîneur de son potentiel. Dans les quatre ans, Shilton force le départ de Banks de Leicester après que l'adolescent a donné un ultimatum au club concernant la place de titulaire dans les cages des Foxes.
En mai 1966, Shilton fait ses débuts avec Leicester contre Everton et son potentiel est vite repéré dans la mesure où l'administration de Leicester City se sépare de Banks, pourtant récent champion du monde, vendu à Stoke City. Shilton est alors promu en équipe première, parvenant même à marquer un but à The Dell contre Southampton en octobre 1967 en dégageant aux six mètres à l'extrémité opposée du terrain. Le gardien de Southampton, Campbell Forsyth, juge mal le dégagement de Shilton, qui, au lieu de s'écraser de façon inoffensive dans la boue, rebondi sur le terrain lobe Forsyth pour terminer dans le but. Les Saints perdent le match 5-1.
La saison suivante, Leicester connaît une saison mitigée avec une relégation de la First Division et une finale de FA Cup à Wembley contre Manchester City. À 19 ans, Shilton est l'un des gardiens de but les plus jeunes de l'événement. Cependant, un but du Citizen Neil Young en début de match est suffisant pour gagner le match. Malgré le riche palmarès et les nombreuses distinctions de Shilton, il ne connaîtra pas d'autre finale de FA Cup.
Un ambitieux Shilton envisage de partir de Leicester, après la relégation, mais il décide finalement de rester fidèle à son équipe d'enfance. Cette décision est justifiée lorsque, bien qu'évoluant à un niveau inférieur, il impressionne le sélectionneur de l'équipe d'Angleterre, Alf Ramsey, assez pour qu'il lui offre ses débuts internationaux contre l'Allemagne de l'Est en novembre 1970. L'Angleterre remporte le match 3-1. Six mois plus tard, des performances remarquables de Shilton contribuent à la promotion de Leicester, de retour en première division.
Sa deuxième sélection en équipe d'Angleterre est un match nul et vierge contre le Pays de Galles à Wembley, et son premier match de compétition officielle pour son pays est sa troisième apparition internationale lors d'un match nul 1-1 avec la Suisse dans un match de qualification pour le Championnat d'Europe 1972. À ce moment, Banks est encore le gardien titulaire de l'Angleterre, mais les deux autres gardiens de la Coupe du monde 1970, Peter Bonetti et Alex Stepney, sont écartés par Ramsey. Shilton peut commencer à se considérer comme le numéro deux de son pays à son poste à l'âge de 22 ans.
Ses quatrième et cinquième sélections sont arrivées vers la fin de l'année 1972 (l'Angleterre échoue à se qualifier pour l'Euro 1972), avant qu'un accident tragique ne vienne tout à coup propulser Shilton comme gardien numéro un de l'Angleterre. Le 22 octobre 1972, Gordon Banks est impliqué dans un accident de voiture qui lui coûte l'usage d'un œil et donc la fin de sa carrière. Le gardien de Liverpool, Ray Clemence, est appelé à faire ses débuts un mois plus tard pour l'ouverture des qualifications de l'Angleterre pour la Coupe du monde 1974 (une victoire 1-0 contre le Pays de Galles).
Shilton réalise de bonnes performances au printemps 1973, n'encaissant aucun but lors de trois victoires de l'Angleterre contre l'Irlande du Nord, le Pays de Galles et l'Écosse, tout en faisant match nul avec la Tchécoslovaquie - dixième sélection de Shilton - en préparation d'une rencontre décisive dans la course à la qualification pour le Mondial contre la Pologne à Chorzów une semaine plus tard. Shilton est impuissant sur les deux buts concédés d'une défaite 2-0, rendant donc la victoire nécessaire lors du dernier match des qualifications contre ces mêmes Polonais à Wembley quatre mois plus tard.
Shilton est sélectionné par Ramsey pour le match décisif et honore sa quinzième cape. Mis à part un incident célèbre, Shilton passe à peu près tout le match en spectateur de l'héroïsme de son homologue Jan Tomaszewski qui repousse toutes les tentatives anglaises. Lorsque la balle entre finalement dans les filets, c'est dans ceux de Shilton. Au milieu de la seconde mi-temps, Norman Hunter marche sur le ballon près de la ligne de touche et la Pologne part en contre, avec Grzegorz Lato qui transmet le ballon sur le côté opposé à Jan Domarski, qui arrive lancé. Comme Domarski prend son élan pour frapper le ballon sans contrôle, Shilton s'avance afin de réduire l'angle de tir. La frappe de Domarski, précipitée par le tacle d'Emlyn Hughes, est faible mais cadrée près de l'intérieur du poteau et très proche de Shilton. Shilton se couche pour stopper le ballon, mais gauchement et légèrement en retard pour un tir trop près de son corps, et la Pologne marque. Shilton dit plus tard qu'il essayait de faire « l'arrêt parfait » et a momentanément oublié que sa priorité était de garder la balle hors de ses filets, plutôt que de le capter. Il affirme également dans son autobiographie que c'est la seule erreur qu'il a faite dans ses 125 matchs pour l'Angleterre.
L'Angleterre égalise rapidement grâce à un penalty d'Allan Clarke, avec cette image célèbre de Shilton tournant le dos à l'action à l'extrémité opposée du terrain, mais Tomaszewski continue à garder les Anglais en échec jusqu'au coup de sifflet final et l'Angleterre ne s'est pas qualifiée pour la Coupe du monde. La Pologne quant à elle termine troisième de la compétition.
À la fin de la saison, Leicester arrive en demi-finale de la FA Cup où Shilton est battu - dans un match rejoué après un match initial terminé sur un score nul et vierge - par une volée lobée du Liverpuldien Kevin Keegan. L'été venu, Shilton quitte Leicester, décidant qu'il lui faut un changement. Il rejoint Stoke City pour £ 325 000. À présent, Ray Clemence et lui se battent pour la place de gardien de but titulaire de l'équipe d'Angleterre, et chacun reçoit sa part de sélections. Cependant, en 1975, Clemence semble prendre l'ascendant, gardant les cages de huit des neuf rencontres disputées sous les ordres de Don Revie, bien que l'Angleterre ne se qualifie pas pour le Championnat d'Europe 1976 au cours de cette période. Shilton joue une seule fois pour l'Angleterre en 1975, pas du tout en 1976 et seulement deux fois en 1977. Il est tellement frustré par son manque d'opportunités de jouer qu'à l'été 1976, il quitte l'équipe nationale en partance pour un tournoi de la célébration du bicentenaire des États-Unis et demande de ne plus être convoqué, pour finalement revenir sur sa décision trois mois plus tard. Clemence en profite pour dépasser le nombre de sélections de Shilton lors des éliminatoires pour la Coupe du monde 1978. L'été 1976 voit également Manchester United déposer une offre pour Shilton. Stoke accepte une offre de £ 275 000 pour le gardien de but, mais la direction de United ne satisfait pas les revendications salariales de Shilton, qui auraient fait de lui le joueur le mieux payé au club. Shilton reste à Stoke, mais le club du Staffordshire est en difficulté. Suite à la relégation en 1977, Shilton demande un transfert dans l'espoir de relancer sa carrière en Angleterre.
Nottingham Forest fait une offre de 250 000 livres et Shilton signe un mois après le début de la nouvelle saison. Forest vient d'être promu en première division et a le vent en poupe sous la direction de Brian Clough. Ils gagnent la League Cup au match rejoué après un premier nul contre Liverpool à Wembley - bien que Shilton manque cette finale pour cause de suspension - puis décrochent à la surprise générale le titre en championnat lors de leur première saison en première division. En avril 1978, Shilton réalise un arrêt décisif lors du match nul 0-0 à Coventry City, que les critiques considèrent comme son plus spectaculaire : une tête à bout portant de Mick Ferguson qui semble destinée aux filets, mais Shilton se déplace rapidement pour propulser le ballon au-dessus de la barre. Au cours de la saison, Shilton n'encaisse que 18 buts en 37 matchs de championnat. Shilton remporte ensuite le titre de « joueur de l'année du championnat », élu par ses pairs.
Comme pour souligner son retour à son plus haut niveau, le nouveau sélectionneur de l'Angleterre Ron Greenwood commence à sélectionner Shilton aussi régulièrement que Clemence, semblant incapable de choisir. Cette indécision attire quelques commentaires négatifs, et certains analystes remettent en question la capacité de Greenwood à gérer au plus haut niveau. Nottingham Forest remporte la League Cup à nouveau en 1979 - cette fois-ci Shilton joue et ils battent Southampton 3-2 à Wembley - avant d'atteindre la finale de la Coupe d'Europe des clubs champions où un but de Trevor Francis leur suffit pour battre Malmö FF à Munich. Shilton est alors fortement pressenti comme gardien de l'Angleterre qualifiée pour le Championnat d'Europe 1980 en Italie, leur première phase finale de compétition majeure depuis une décennie.
Avant le tournoi en Italie, Shilton connaît une autre saison bien remplie avec Forest, atteignant une troisième fois consécutive la finale de la League Cup, contre Wolverhampton Wanderers à Wembley. Nottingham rate la passe de trois, un manque de communication entre Shilton et le défenseur David Needham entraîne une collision au bord de la surface de réparation de Forest, laissant Andy Gray libre d'expédier le ballon dans les filets pour l'unique but du match. Forest atteint également la finale de la Coupe d'Europe de nouveau en 1980, cette fois-ci contre Hambourg SV à Madrid. Comme lors de l'édition précédente, la finale est serrée et un but de l'ailier de Forest John Neilson Robertson en scelle le sort. Parmi les Hambourgeois figure Keegan, désormais capitaine de Shilton au niveau international.
Shilton honore sa trentième sélection internationale lors d'une victoire 2-0 contre l'Espagne en mars 1980. Sa 31ème n'arrive qu'à l'Euro 1980 pour une défaite 1-0 face aux hôtes italiens, qui est déterminante car l'Angleterre ne parvient pas à sortir de la phase de groupes. La vie de Shilton est devenue mouvementée par la suite. Nottingham Forest ne parvient pas à poursuivre leur série de trophées remportés et régresse au milieu de tableau en championnat, tandis que Shilton commence ce qui sera une longue dépendance au jeu et qui entraînera des pressions considérables sur sa famille. Ceci contribue à la décision de Shilton de quitter Nottingham Forest en 1982 pour un nouveau départ afin de préparer au mieux l'échéance de la Coupe du monde 1982.
Avec l'Angleterre, Shilton joue dans la moitié des matchs de qualification - victoire contre la Norvège et la Suisse, un match nul et vierge contre la Roumanie, et une victoire indispensable 1-0 sur la Hongrie, dernier match de la campagne que l'Angleterre devait gagner pour se qualifier pour la phase finale en Espagne, dans une situation similaire au match contre la Pologne en 1973. Le résultat est cette fois en faveur de l'Angleterre qui se qualifie pour sa première Coupe du monde depuis douze ans, et Shilton figure dans une phase finale pour la première fois à l'âge relativement mûr de 32 ans.
Enfin, Greenwood prend une décision sur la situation des gardiens de but. Clemence joue les matchs amicaux de préparation à la compétition, mais c'est Shilton qui est sélectionné pour le match d'ouverture du groupe contre la France à Bilbao. L'Angleterre gagne 3-1 et Shilton reste dans les buts pour les deux matchs de groupe restant, deux victoires obtenues contre la Tchécoslovaquie (2-0) et le Koweït (1-0). Qualifiée pour la deuxième phase, l'Angleterre est éliminée après deux matchs nuls bien que Shilton n'encaisse aucun but contre la RFA puis l'Espagne.
Shilton quitte Nottingham Forest et, malgré l'intérêt d'Arsenal, choisit de rejoindre Southampton, où ses anciens coéquipiers en équipe nationale Keegan et Alan Ball jouent tous deux. Avec à présent Bobby Robson à la tête de l'équipe d'Angleterre, la carrière internationale de Shilton fleurit, en jouant les dix premiers matchs sous l'ère Robson et en étant même capitaine pour sept d'entre eux en l'absence de Bryan Robson et Ray Wilkins. Une victoire 2-0 sur l'Écosse apporte à Shilton sa cinquantième sélection. Clemence revient pour un match de qualification pour le Championnat d'Europe 1984 contre le Luxembourg, mais ce match, le 61ème de Clemence pour son pays, s'est aussi avéré être son dernier.
L'Angleterre ne s'est pas qualifiée pour l'Euro 1984, tandis que, à Southampton, Shilton souffre à nouveau d'une élimination en demi-finale de la FA Cup en étant battu par une tête d'Adrian Heath (en) dans la dernière minute du match qui donne à Everton une place en finale. Toutefois, il est désormais sans conteste le numéro un à son poste pour son pays. Ce n'est qu'en 1985 qu'un autre gardien de but est sélectionné pour un match de l'Angleterre, quand Robson offre ses débuts au gardien de Manchester United Gary Bailey dans un match amical. Shilton est encore le gardien de la campagne de qualification pour la Coupe du monde 1986, qui jusque-là voit trois victoires en trois matchs et aucun but concédé.
La 70ème sélection de Shilton est une défaite 1-0 contre l'Écosse à Hampden Park. Il arrête ensuite un penalty d'Andreas Brehme permettant à l'Angleterre de battre l'Allemagne de l'Ouest 3-0 lors d'une tournée au Mexique, un an avant la Coupe du monde dans ce même pays. L'Angleterre sort aisément des éliminatoires en restant invaincue durant toute la campagne de qualification. Au moment où ils jouent le Mexique dans un match d'acclimatation avant la compétition, Shilton compte 80 sélections avec l'Angleterre, après avoir battu record de 73 sélections de Banks pour un gardien de but l'année précédente contre la Turquie.
À la Coupe du monde 1986, l'Angleterre démarre lentement, perdant le match d'ouverture du groupe contre le Portugal, puis en faisant un nul contre les Marocains, au cours duquel Robson se blesse et Wilkins est expulsé. En leur absence, Shilton se voit remettre le brassard de capitaine et l'Angleterre retrouve son jeu pour battre la Pologne 3-0 lors du dernier match du groupe - Gary Lineker réalisant un hat-trick - et se qualifier pour les huitièmes de finale. Les Anglais y rencontrent le Paraguay et bien que Shilton doive faire une claquette dans la première demi-heure, ils sont rarement mis en danger. Les buteurs sont Lineker par deux fois et Peter Beardsley pour une qualification facile (3-0) en quart de finale contre l'Argentine.
Le capitaine Diego Maradona est le meilleur joueur argentin du tournoi jusqu'à présent, mais au cours d'une première mi-temps serrée la défense anglaise parvient à maintenir sa fougue à distance. Cependant, en début de la seconde mi-temps, Maradona fait basculer le match. Il lance une attaque en éliminant quatre adversaires puis tente de servir son coéquipier Jorge Valdano à l'entrée de la surface anglaise. La passe est trop en retrait et en voulant la contrôler, Valdano se fait contrer par Steve Hodge. La balle s'élève alors dans la surface de réparation et Maradona, qui a continué sa course, se jette devant la sortie de Shilton qui veut dégager du poing. Maradona parvient à le devancer et pousse le ballon dans le but. Tandis que Maradona lève les bras pour célébrer son but, Shilton et ses coéquipiers indiquent que Maradona a poussé le ballon de la main, mais l'arbitre tunisien Ali Bennaceur valide le but. Par la suite, une photo célèbre montrera Maradona devançant Shilton grâce à sa main en contact avec la balle alors que Shilton est en extension et le bras tendu. À la conférence de presse d'après-match, Maradona déclare que le but a été marqué « un peu par la tête de Maradona, un peu par la main de Dieu ».
Peu après ce premier but, Maradona marque un but légitime et individuel en passant en revue presque toute la défense anglaise et Shilton avant de glisser le ballon dans le but vide. Lineker réduit l'écart et n'est pas loin d'égaliser dans les dernières secondes, après que Carlos Tapia a frappé sur le poteau, mais l'Angleterre est éliminée. Pour Shilton, à 36 ans, cela ressemble à son dernier match de Coupe du monde.
Toutefois, Shilton continue à jouer pour l'Angleterre, réalisant une campagne de qualification simple et efficace pour les Championnat d'Europe 1988, qui doit se tenir en Allemagne de l'Ouest. Shilton honore sa 90ème sélection pour l'Angleterre lors d'une victoire 2-0 sur l'Irlande du Nord qualificative pour l'Euro 1992. Cependant, les performances de l'Angleterre en Allemagne sont décevantes. La 99ème cape de Shilton se termine par une déconvenue 1-0 face à la République d'Irlande. Lors de sa 100ème, contre les Pays-Bas, Marco van Basten ruine les espoirs de qualification pour le second tour de Shilton et de l'Angleterre avec un coup du chapeau en deuxième mi-temps (3-1). Robson laisse Shilton au repos et offre du temps de jeu à sa doublure Chris Woods pour le troisième et dernier match du groupe, sans enjeu, mais l'Angleterre le perd également 3-1.Shilton joue tous les matchs de l'Angleterre au cours des 18 mois qui suivent, sauf un qui voit les débuts d'un gardien de but prometteur, David Seaman de Queens Park Rangers.
En juin 1989, Shilton bat le record national de 108 sélections de son ancien sélectionneur Bobby Moore en célébrant sa 109ème sélection en amical contre le Danemark à Copenhague. Avant le match, il reçoit un maillot de gardien de but de l'Angleterre floqué du numéro 109. Shilton n'encaisse aucun but lors des six matchs des qualifications pour la Coupe du monde 1990 et l'Angleterre se qualifie pour le tournoi, qui se tient en Italie.
L'année 1989 est également bonne au niveau club pour Shilton. Il aide Derby à terminer cinquième du championnat et ils ne manquent la participation à la Coupe de l'UEFA qu'en raison du bannissement des clubs anglais en Coupe d'Europe (qui a duré de 1985 à 1990) suite au traumatisme causé par la catastrophe du Heysel.
C'est lors de sa 119ème apparition pour son pays que l'Angleterre fait match nul 1-1 avec la République d'Irlande en ouverture du groupe. Shilton se distingue ensuite pour qualifier son pays dans ce groupe très serré avec les Pays-Bas et l'Égypte où peu de buts sont marqués, puis contre la Belgique dans un huitième de finale tout aussi serré et spectaculaire (1-0). En quart de finale, les Anglais se défont difficilement du Cameroun 3-2 après prolongation, grâce à deux penalties de Lineker, après avoir été menés 2-1. Puis arrivent les Ouest-Allemands en demi-finale, pour la 124ème cape de Shilton.
Le score est nul et vierge à la mi-temps, mais peu après la reprise Shilton est impuissant sur un coup-franc d'Andreas Brehme dévié par le tibia de Paul Parker qui lobe le gardien vétéran anglais. L'égalisation tardive de Lineker permet à l'Angleterre d'aller aux tirs au but, mais Shilton ne parvient pas à détourner les tirs efficaces et confiants des Allemands, tandis que les Anglais ratent deux des leurs et sont éliminés. Shilton est titulaire lors du match pour la troisième place qui se termine par une victoire 2-1 des hôtes italiens. Shilton a un moment d'absence lorsqu'il tergiverse sur une passe en retrait et est pressé par Roberto Baggio qui marque par la suite. Cette défaite est sa 125ème apparition pour son pays et, après la fin du tournoi, il annonce qu'elle serait sa dernière.
L'Association sportive de Saint-Étienne Loire, couramment abrégé en ASSE, AS Saint-tienne ou encore Sainté, est un club de football français fondé en 1919 par le Groupe Casino. Dix titres de champion de France, six Coupes de France, cinq Trophée des champions et une participation à une finale de Coupe des clubs champions européens composent le palmarès d'un des clubs les plus titrés et les plus populaires du football français. Club professionnel depuis 1933, l'AS Saint-Étienne est le club le plus couronné de France. Le club atteint son apogée dans les années 1960 et 1970, lorsqu'il remporte neuf titres en seulement quatorze saisons. En 1976, les Verts de Robert Herbin atteignent la finale de la coupe d'Europe des clubs champions, provoquant une ferveur nationale peu commune. Ils sont finalement battus par le Bayern Munich, sur un terrain devenu connu pour ses « poteaux carrés ».Depuis qu'il est professionnel, le club réside au Stade Geoffroy-Guichard. Le 7 août 2011, le club stéphanois a entamé sa 59ème saison en Ligue 1, ce qui en fait le quatrième club français dans ce domaine.Le club est en 2011 co-présidé par Roland Romeyer et Bernard Caïazzo, qui sont les deux actionnaires principaux du club. L'équipe première, entraînée par Christophe Galtier depuis le 15 décembre 2009, évolue en première division.
En 1919, le groupe stéphanois Casino crée une section sportive au sein de l’Amicale des employés de la Société des magasins Casino. Quelques années plus tard la fédération française interdit l'utilisation des noms commerciaux dans les noms de club, l'A.S.C. devient donc l’Amical Sporting Club. En 1927, sous l'impulsion du président Pierre Guichard (fils de Geoffroy Guichard, fondateur du groupe Casino), le club fusionne avec le Stade Forézien Universitaire au sein de l'association sportive stéphanoise (ASS). En septembre 1931, le stade Geoffroy-Guichard est inauguré.
En 1933, l'Association Sportive Stéphanoise opte pour le professionnalisme et change de nom et devient l’Association sportive de Saint-Étienne. Le club découvre la première division lors de la saison 1937-1938, et termine le championnat à la quatrième place pour sa première saison.
Le club devient rapidement une valeur sûre du football français. En 1946, les Verts terminent seconds du championnat, à un point du Lille OSC. En 1948, l'ancien joueur Jean Snella revient au club pour y mettre en place une structure de formation particulièrement poussée et prendre en main l'équipe première à partir de 1950. En 1955, le club obtient son premier trophée, la coupe Drago, deux saisons avant de remporter son premier championnat de France, qui lui permet de découvrir la coupe d’Europe des clubs champions en 1957-1958. Les Verts sont éliminés au premier tour par les Glasgow Rangers, malgré une victoire à Saint-Étienne (3-1, 1-2).
En 1962, le club remporte sa première coupe de France face à l'AS Nancy (1–0), puis la coupe Gambardella la saison suivante. Ces premiers trophées introduisent vingt années de domination sur le football français, qualifiée de « grande époque des Verts ». En 1964 et 1967, les Stéphanois sont de nouveau champions. En 1968, dirigés par Albert Batteux, ils remportent le premier doublé coupe-championnat de l'histoire du club, et passent pour la première fois un premier tour de coupe d'Europe. Ils sont de nouveau champions en 1969, et remportent la saison suivante un triplé historique coupe-championnat-Gambardella. C'est leur quatrième succès d'affilée en championnat, ce qu'aucune équipe n'avait réussi à faire.
Après trois saisons blanches qui voient Robert Herbin prendre place sur le banc, les Verts signent un nouveau doublé coupe-championnat en 1974. Les jeunes vainqueurs de la Gambardella en 1970 (Lopez, Merchadier, Santini, Revelli, Sarramagna, Synaeghel...) ont renforcé l'équipe, qui s'affirme comme une des meilleures équipes européennes.En 1974-1975 les Verts sont de nouveau champions de France et s'offrent leur première épopée européenne : ils éliminent le Sporting, Split, Chorzow avant de s'incliner en demi-finale face au Bayern Munich.
La saison suivante, les Verts remportent le championnat de France pour la troisième année consécutive, et réalisent un parcours européen resté dans les mémoires : ils éliment le KB Copenhague, les Glasgow Rangers, le Dynamo Kiev et le PSV Eindhoven en demi-finale. En finale, ils affrontent le Bayern Munich à Glasgow, vainqueur de la compétition les deux années précédentes. Les Verts touchent deux fois les poteaux (devenus les fameux « poteaux carrés ») avant de s'incliner sur un but de Franz Roth. À leur retour en France, ils sont reçus en grande pompe par le président de la République Valéry Giscard d'Estaing et défilent à Paris sur les Champs-Élysées.
La fin des années 1970 voit le club perdre de sa superbe. Éliminée de la coupe d'Europe des clubs champions 1977 par Liverpool en 1/4 de finale au cours d'un match retour de légende à Anfield Road, l'ASSE est distancée par le FC Nantes en championnat mais parvient à remporter la coupe de France. Le recrutement de Michel Platini en 1979 permet au club de remporter un nouveau titre de champion en 1981 et d'atteindre les quarts de finale de la coupe UEFA en 1980 et 1981.
Les affaires financières, et notamment la fameuse « caisse noire » du président Roger Rocher dévoilée en 1982, marquent la fin du règne vert. Le club est relégué en deuxième division en 1984. Il remonte dès 1986 mais ne retrouve pas son lustre d'antan. Hormis une belle saison 1988 (4ème), Sainté se retrouve plutôt en seconde partie de tableau et finit par redescendre en D2 en 1996. Le club connaît même la crainte d'une descente en National en 1997 et 1998, avant de renaître en 1999 en remportant pour la deuxième fois le titre de champion de France de deuxième division.
L'espoir d'un retour au premier plan est réel, incarné par les brésiliens Aloisio et Alex, avec une 6ème place en 2000. Mais la saison suivante tourne au désastre, avec des débuts difficiles, et l'éclatement de l'affaire des faux passeports en cours de saison. Sainté termine 17ème et redescend en D2. En 2004, les Verts sont de nouveau champions de division 2 et retrouvent la Ligue 1, dont ils terminent à la sixième place en 2005, puis à la cinquième place en 2008 avec Laurent Roussey. Qualifiés pour la coupe UEFA, les Verts tombent face au Werder Brême en 8ème de finale mais connaissent des résultats catastrophiques en championnat. Roussey est remplacé par Alain Perrin qui ne parvient à accrocher le maintien qu'à la dernière journée. La saison 2009-2010 démarre avec de nombreux départs, remplacés tardivement. Les résultats ne sont pas plus cléments que la saison précédente ; Perrin est écarté en décembre, remplacé par son adjoint Christophe Galtier. « Sainté » ne termine qu'à la 17ème place, la première non relégable, avec 40 points. Après deux saisons catastrophiques consécutives, en dépit d'objectifs élevés, de nombreux changements sont attendus parmi le staff et l'effectif, qui va devoir être réduit.
Pour tenter d'améliorer les résultats du club, les présidents Caiazzo et Romeyer recrutent plusieurs joueurs expérimentés et à moindre frais en raison de la crise économique : Battles (Grenoble), Marchal (Lorient), Ebondo (Toulouse) et Bocanegra (Rennes). Ils pallient ainsi le départ de Mouhamadou Dabo au FC Séville tout en encadrant les jeunes du centre de formation (Rivière, Andreu,...) sur les conseils de Rocheteau, membre du conseil de surveillance.
La saison 2010/2011 a très bien commencé pour l'ASSE. En effet, lors de la 6ème journée, grâce à leur victoire à domicile 3-0 contre Montpellier, les Verts reprennent, pour la première fois depuis 28 ans, la tête du classement de la Ligue 1. Les Verts ne s'arrêtent pas là et remportent le 100eme Derby après 17 ans sans victoire (saison 1992-1993) à Gerland (0-1) grâce à un coup franc magistral de Dimitri Payet (symbole du renouveau des Verts avec ses 7 buts inscrits en 7 journées) Le 29 mai 2011, à la suite du match nul concédé 1-1 face au Paris SG, les Verts terminent à la 10ème place du championnat.
À l'issue de la saison 2009-2010, l'Association sportive de Saint-Étienne Loire totalise 58 participations au championnat de France de première division et 9 participations au championnat de deuxième division nationale. Saint-Étienne est 4ème au classement toutes saisons confondues de première division, derrière les Girondins de Bordeaux. Le coefficient UEFA est utilisé lors des tirages au sort dans les compétitions continentales organisées par l'Union des associations européennes de football. En fonction des performances des clubs sur le plan européen pendant cinq saisons, ce coefficient est calculé grâce à un système de points et un classement est établi. Au 5 mai 2011, l'ASSE est à la 75èmeplace, sixième club français du classement derrière le LOSC Lille Métropole. Calculé d'après les performances des clubs dans les compétitions européennes lors des cinq dernières saisons, ce dernier est utilisé lors des tirages au sort des compétitions organisées par l'union des associations européennes de football. L'International Federation of Football History & Statistics établit par ailleurs un classement des meilleurs clubs mondiaux basé sur une étude statistique des résultats enregistrés. L'AS Saint-Étienne apparaît à la 329ème position, et treizième club français, pour la décennie 2001-2010.
L'Association sportive de Saint-Étienne Loire a accumulé quelques records en France durant toute son histoire. La plus large victoire de l'ASSE en championnat date du 25 août 1971 : pour la 3ème journée de première division, Saint-Étienne écrase à domicile le Stade de Reims 9-1. À l'extérieur, le record de la plus large victoire est établi sur le terrain de l'Olympique de Marseille le 16 septembre 1951 : le club stéphanois bat le club olympien 3-10. Le record de la plus lourde défaite à domicile est établi contre l'AJ Auxerre : les Bourguignons terrassent l'ASSE 0-5 le 19 novembre 1995. Hors de ses bases, le record de la plus large défaite date du 25 novembre 1951 : l'ASSE craque contre les Girondins de Bordeaux et s'incline 7-1.
L'ASSE reste le club le plus titré en France remportant dix titres de champion de France. Le club ligérien a également réussi à faire le plus grand nombre de doublé Coupe-Championnat en France (4), à remporter le plus grand nombre de victoires à domicile sur une saison (19 en 1974-1975), de posséder le plus grand nombre de points sur une saison en Division 1 (56 en 1969-70), à avoir le plus grand nombre de victoires sur une saison (25 en 1969-70), d'engranger le plus grand nombre de victoires à l'extérieur sur une saison (12 en 1969-70) ce que l'Olympique de Marseille et l'Olympique lyonnais ont également réussi à faire, ou bien de marquer le plus grand nombre de buts à l'extérieur sur une saison (41 en 1969-70), et également à avoir le plus petit nombre de buts encaissés à domicile sur une saison (4 en 2007-08). Sur le plan européen, l'ASSE est avec le Stade de Reims, l'AS Monaco et l'Olympique de Marseille l'un des seuls clubs français à avoir participé à une finale de Ligue des champions, en 1976.
Bruno Baronchelli, né le 13 janvier 1957 à Tours, est un footballeur international français reconverti en entraîneur.Bruno Baronchelli passe l'essentiel de sa carrière au FC Nantes, jouant 323 matches en championnat et marquant 67 buts en faveur du club. Il fait partie du fameux trio d'attaque Amisse - Pécout - Baronchelli qui sévit durant plusieurs années en première division.
Bruno Baronchelli peut évoluer à divers postes tels que milieu défensif, offensif ou avant-centre, mais son poste de prédilection reste ailier droit.Durant les treize saisons qu'il passe au FC Nantes, il remporte trois titres de champion de France (1977, 1980, 1983) ainsi qu'une Coupe de France en 1979.Une blessure au genou en 1985 vient ternir la fin de sa carrière professionnelle qu'il passe du côté du Havre.
Sa carrière d'entraîneur commence au début des années 90 à Saint-Lô en tant qu'entraîneur-joueur. Il intègre ensuite le staff du Havre AC pendant 10 ans. Il rejoint par la suite son ami Vahid Halilhodži? à Lille en 2001 avant de le suivre au Stade rennais puis au Paris SG, où il occupe à chaque fois les fonctions d'entraîneur adjoint. En octobre 2005, il rejoint à nouveau Halilhodzic à Trabzonspor en Turquie. En 2008, il dirige avec Vahid Halilhodzic la sélection ivoirienne.
Carrière :
Palmarès :
Roberto Rivelino, plus connu sous le nom de Rivelino, est un ancien footballeur brésilien né le premier janvier 1946 à São Paulo (Brésil). C'était un footballeur fameux, doté d'un très bon pied gauche qui lui permettait d'être très performant dans le tir des coups francs et il était doté d'une excellente technique, d’un très bon dribble et d'une excellente vision du jeu. On le reconnaissait facilement grâce à sa moustache caractéristique. Il est connu pour être l'inventeur du célèbre geste technique du "Flip-Flap", effectué ces dernières années par Ronaldinho, Ronaldo, Cristiano ou encore Ibrahimovic.
Rivellino a commencé sa carrière de footballeur à Clube Indiano São Paulo, son premier club professionnel fut le Sport Club Corinthians Paulista, un des plus important du championnat brésilien. Il a marqué 165 buts pour les Corinthians. Il était apprécié par ses supporters qui le surnommaient « Reizinho do Parque » (le petit roi du parc) ou le canonnier grâce à ses buts en force. Malheureusement les Corinthians étaient au creux de la vague à cette époque, et après un échec de son équipe dans le championnat de São Paulo, Rivellino partit en 1975 pour jouer au Fluminense FC, un club de Rio de Janeiro. Avec sa nouvelle équipe de Fluminense, Rivellino a gagné le championnat de Rio en 1975 et 1976. Il a joué 158 rencontres avec Fluminense et marqué 53 buts. À la fin des années 70, Rivellino a joué en Arabie saoudite, il a cessé de jouer en 1981.
Rivelino a joué 92 rencontres avec l'équipe du Brésil et marqué 26 buts. Il a disputé sa première rencontre en sélection lors d'un match amical contre l'équipe d'Arsenal disputé le 16 novembre 1965. Il a brillé tout particulièrement pendant la Coupe du monde 1970, le Brésil qui avait encore dans ses rangs le roi Pelé avait remporté la coupe après avoir fourni un jeu de très haute qualité, c’était peut être la meilleure équipe du Brésil de tous les temps. Au cours de la finale jouée contre l'Italie, il a même exécuté un "flip-flap" (ou "double contact") qui donna lieu à un petit pont sur un défenseur italien, 30 ans avant que Ronaldo et surtout Ronaldinho ne donnent tout son lustre à ce geste.
Rivelino a aussi participé à la coupe du monde 1974 en Allemagne et la coupe du monde 1978 en Argentine (le Brésil termina respectivement quatrième et troisième). Pelé a apprécié tout particulièrement son co-équipier Rivelino qui était selon lui l'un des 125 meilleurs joueurs en exercice à ce moment. Après sa retraite sportive, Rivelino est resté dans le milieu du football en devenant commentateur sportif et entraîneur de l'équipe du Japon.
Né le 20 avril 1943 à Lyon. L’un des joueurs emblématiques de l’Olympique Lyonnais. Il a joué de 1960 à 1974. Il a inscrit sous les couleurs lyonnaises 222 buts, conservant toujours aujourd’hui son titre de meilleur buteur de l’histoire de l’OL.
Il a remporté à trois reprises la Coupe de France avec Lyon : 1964, 1967 et 1973. L’histoire de Fleury Di Nallo commence au Rhône Sportif. Le 11 novembre 1959 alors qu’il n’a que 16 ans, le gamin est repéré par Jean Tamini, responsable technique de l’OL. Il n’a d’yeux que pour lui qui se produit au stade Firmin. Rapidement M. Tamini lui fait signer un contrat de non sollicitation avec l’Olympique Lyonnais, il n’est que cadet. Fleury vit dans le quartier de Gerland dans la Cité Jardin à deux pas du stade de Gerland. Son quartier c’est sa vie. Le quartier est pauvre il joue au foot dans le square avec ses potes. Il débute à l’OL en jouant en division d’honneur. En fin de saison il dispute même une rencontre avec la CFA de l’époque face à Annecy. Le 21 août 1960, il est âgé de 17 ans, Gaby Robert entraîneur de l’OL, le lance dans le grand bain de la D1 contre le célèbre Reims en terre rémoise. Ce junior est inconnu de la presse, elle en oubliera même un L à son nom. Les Lyonnais s’inclinent 2 à 0 mais sa carrière est lancée. Il disputera pour sa première saison en pro 7 rencontres. Rapidement les observateurs, les journalistes, s’aperçoivent que c’est un buteur redoutable. Son surnom de « Petit Prince de Gerland » il le doit à un journaliste de l’Equipe qui est séduit par son jeu. Pour les intimes c’est « la Fleur».
Le 11 novembre 1962 il est pour la première fois sélectionné en équipe de France. Il n’a que 19 ans. Il va marquer à deux reprises face à la Hongrie. Les louanges se bousculent, un grand avant centre est né. Il comptera 10 sélections avec les Bleus. Il rendra sa cape bleue, par le plus pur des hasards le 24 avril 1971 contre la Hongrie. Le 21 septembre 1968, face au Red Star à St Ouen, il est victime à la 17ème minute d’une agression en jeu de la part de Carlos Monin. Résultat : fracture de la jambe gauche. Il est évacué dans un fourgon de police vers l’Hôpital Bichat. Le trajet est un enfer, pour Fleury. Le fourgon de police roule sur des routes pavées, la fracture bouge, les policiers sont obligés de lui mettre un mouchoir entre les dents pour le calmer. Cette terrible blessure l’éloignera des terrains pratiquement une saison. En août 1969 en Corse il retrouvera le terrain face à Bastia et inscrira deux buts. Puis la journée suivante l’OL accueille Nîmes il marquera 3 buts. Mais quoiqu’il en soit cette blessure ne lui permettra jamais de retrouver sa tonicité. En novembre 1969, il manque de quitter l’OL. Jean Snella alors entraîneur du Servette de Genève, équipe semi-pro, le contacte pour un prêt. Il dispute un match amical avec le Servette contre Sochaux et inscrit 3 buts. Les Suisses sont enthousiasmés et le veulent en prêt. Refus de l’OL. A la fin de la saison 1969/1970, il est libre, il peut partir de l’OL. Le Racing Club de Strasbourg entre en contact avancé avec lui pour constituer une paire avec Molitor. Les négociations vont échouer. Fleury restera à Lyon.
Dans sa carrière lyonnaise il disputera 21 derbies dont 3 en Coupe de France et inscrira 14 buts. L’attaquant lyonnais manquera en 1967 de signer à l’ASSE, Roger Rocher alors président des Verts essaie de l’engager, l’OL refuse. Fleury est heureux de rester à l’OL. Son plus grand souvenir, le moment le plus fort de sa carrière est sa rencontre avec le Général De Gaulle. C’est en 1967 lors de la finale de la Coupe de France au Parc des Princes. Fleury a tout juste 24 ans. Lorsque le président lui remet la Coupe à l’issue du match, il l’embrasse. Il ressentira dit-il encore une énorme fierté qu’il n’oubliera jamais.
Parmi les anecdotes : Fleury Di Nallo ne s’échauffait jamais sur le terrain avant les matchs. Sa préparation se déroulait dans le couloir des vestiaires ou sous les voûtes à Gerland. Une préparation faite de petites accélérations. Il estimait ne pas avoir un assez gros potentiel, cela ne servait donc à rien de se dépenser avant une rencontre. La seule fois qu’il décide s’échauffer sur un terrain, le 9 décembre 1973, l’adversaire est Bordeaux. Rappel des faits : Fleury fait des accélérations sur l’aile, soudain une douleur l’arrête. Il se demande ce qu’il lui arrive. Il vient de se claquer pour la première fois de sa carrière !
Fleury Di Nallo est aussi un grand superstitieux comme Bernard Lacombe et cette anecdote confirme nos propos. Avant chaque rencontre à Gerland avant d’aller à la mise au vert, en voiture, il passait voir sa maman qui habitait Gerland avec Bernard. Là sa mère versait dans une bassine remplie d’eau de l’huile. Selon où se dirigeaient les gouttes d’huile elle déterminait si son garçon allait avoir un match difficile ou non. Fleury Di Nallo vivra les moments les plus intenses de sa carrière de joueur avec l’OL. Le 13 septembre 1974 face au PSG c’est la 412ème fois qu’il porte le maillot de l’OL. Le 28 novembre 1974 le Petit Prince quitte Lyon et signe un contrat de 18 mois avec le Red Star où il retrouve 10 ans après Nestor Combin. Ensuite il prendra la direction de Montpellier où il terminera sa carrière de joueur. En juin 1978, Di Nallo réintégrera l’OL non pas comme joueur mais comme recruteur. Un retour à la maison qui ne fait cependant pas les grands titres de la presse car la préoccupation majeure de l’époque est le déficit qui frappe le club. Le 17 janvier 1983 son bail se termine avec l’OL, un départ négocié avec Charles Mighirian. Fleury Di Nallo repartira quelques mois plus tard à Montpellier où l’accueillera son ami Louis Nicollin. Il reviendra dans la région. Le 8 mai 2008 après trois ans de collaboration Fleury Di Nallo décide d’arrêter d’entraîner l’équipe de l’AS Misérieux-Trévoux. Fleury Di Nallo est resté le premier supporter de l’OL assistant régulièrement aux rencontres de ce club qu’il aime tant.
(source : OLweb)
Serge Chiesa était un footballeur français né le 25 décembre 1950 à Casablanca (Maroc). Il occupait le poste de milieu de terrain avec l'Olympique lyonnais et avec l'équipe de France.
Fort caractère, il quitte la formation nationale en 1974 sur un coup d'éclat, malgré une sanction de 5 000 francs, et une suspension de deux matchs. « Je suis ici sur l'ordre de mes dirigeants et de mon entraîneur Aimé Mignot. Mais je préfère vous prévenir que je ne vais pas rester ».
Serge Chiesa est pour toujours le joueur qui a dit NON ! A 3 jours d'un match éliminatoire de l'Euro 1974, il fait sa valise et quitte le rassemblement de l'Equipe de France sous les yeux de Stefan Kovacs, le sélectionneur des Bleus. La décision de Chiesa est étonnante et irrévocable. Entré en Equipe de France à 18 ans et demi, il était promis au plus bel avenir international mais dans une sélection nationale qui se cherche, il n'apprécie plus les relations entre joueurs. Jamais, il ne reviendra sur sa parole même lorsque Michel Hidalgo souhaite l'associer à Michel Platini. Le Lutin de Gerland ne se consacre plus alors qu'à son club de toujours, l'Olympique Lyonnais.
Né au Maroc, formé à l'AS Montferrand, club plus connu pour son rugby que pour son football, par Jules Sbroglia, ce génie du dribble, doté d'une technique rare est repéré en Equipe de France juniors par les recruteurs de Lyon. Entre Saône et Rhône, il remporte le seul titre de sa carrière : la Coupe de France 1973 aux côtés de Fleury Di Nallo. Il dispute 475 matches de D1, inscrit 119 buts avant de se retirer en D2 à Orléans puis de tenter d'implanter le football professionnel à Clermont-Ferrand, au Clermont FC. En 1989, il raccroche les crampons pour se consacrer à ses affaires dans le textile. Il tient aujourd'hui un tabac presse.
De 1969 à 1974, Serge Chiesa a disputé douze rencontres sous le maillot de l'Equipe de France. Ce milieu de terrain a également marqué à trois reprises : face à la République d'Irlande, la Grèce et la Tchécoslovaquie. Aujourd'hui installé en Auvergne, il revient sur sa carrière en Bleu et en club, à l'Olympique Lyonnais.
Vous avez débuté en Equipe de France face à la Norvège le 10 septembre 1969, à 19 ans. Quels souvenirs gardez-vous de cette rencontre ?
"C'est toujours un événement spécial de jouer avec le maillot tricolore sur les épaules. J'étais très impressionné en arrivant dans le groupe France. De plus, j'étais très jeune. Il y avait beaucoup de joueurs chevronnés comme Jean Djorkaeff, Henri Michel, Bernard Bosquier ou Georges Carnus. La partie s'est bien déroulée. Pour l'anecdote, je me souviens avoir été remplacé par Jean-Michel Larqué qui fêtait lui aussi, à cette occasion, sa première sélection (3-1)."
Au cours de vos douze apparitions en Equipe de France, vous avez marqué trois buts. Pouvez-vous revenir sur ces réalisations ?
"C'est toujours très important de marquer, surtout en Equipe de France. Mon premier but est intervenu lors de ma sixième sélection, face à la République d'Irlande (1-1). J'étais entré en jeu en seconde période et j'avais marqué en déviant une frappe d'Henri Michel. Mes deux autres buts ont été inscrits face à la Grèce, (3-1) et contre la Tchécoslovaquie, lors de ma dernière cape (3-3)."
Durant votre carrière internationale, vous avez été opposé à de grands joueurs comme les Allemands Beckenbauer et Muller, le Danois Morten Olsen ou encore le Tchécoslovaque Panenka. Quelles images gardez-vous de ces confrontations ?
"C'est vrai que ces joueurs étaient des stars à l'époque. Les Allemands, que nous avons rencontrés en amical en 1973 (1-2), sont devenus Champions du Monde l'année suivante. Même si vous êtes concentré sur le terrain, affronter ces grands noms du football ne laisse pas insensible. En douze sélections, j'ai eu la chance de croiser le chemin de joueurs prestigieux."
Vous avez été également un joueur de l'Olympique Lyonnais, un club cher à votre coeur, n'est-ce-pas ?
"C'est dans ce club que j'ai mes meilleurs souvenirs de footballeur. Nous formions une équipe soudée, une vraie bande de copains. J'ai côtoyé à l'OL des gens comme Raymond Domenech, Jean Djorkaeff ou encore Bernard Lacombe. J'ai d'ailleurs disputé trois finales de Coupe de France avec Lyon : deux perdues en 1971 et 1976 face à Rennes (1-0) et Marseille (2-0), mais surtout une remportée en 1973 devant Nantes (2-1). Une fois ma carrière terminée, j'ai tourné la page avec le football pour venir m'installer en Auvergne où je vis encore actuellement."
(Source : OLweb)
Le baron Edouard Louis Joseph (Eddy) Merckx, né le 17 juin 1945 à Meensel-Kiezegem, petite commune du Brabant flamand à l'est de Louvain, est un cycliste belge.
Eddy Merckx commence sa carrière de coureur cycliste le 16 juillet 1961 à Laeken dans la catégorie débutant. Il gagne son premier grand titre, celui de champion du monde amateur, trois ans plus tard. L’année suivante, le 1er mai 1965, il passe professionnel. Depuis cette date, il enchaîne les victoires et finit par avoir le plus grand palmarès de l’histoire du cyclisme. En effet, il ne compte pas moins de 525 victoires à son actif. Ce nombre impressionnant de victoires lui vaut le surnom de Cannibale. Parmi ses victoires les plus importantes, on peut citer cinq tours de France, cinq tours d’Italie, un tour d’Espagne et 19 victoires totales dans les cinq Classiques 'Monument'.
Il prit sa retraite le 17 mai 1978. Depuis lors, il tient une usine de cycles à son nom (Entreprise Eddy Merckx) et est aussi consultant pour la RTBF. Il organise aussi, chaque année, le « Grand Prix Eddy Merckx » - une course contre la montre autour de Bruxelles - qui réunit les meilleurs cyclistes du monde.
Il est considéré par beaucoup comme le plus grand cycliste de tous les temps. Il est aussi considéré comme le meilleur sportif belge ayant jamais existé. Il a été nommé Sportif mondial de l'année à trois reprises.
Il a été sanctionné à trois reprises pour des affaires de dopage : Tour d'Italie 1969 (exclu par la fédération italienne, il sera finalement blanchi par sa fédération), Tour de Lombardie 1973 (positif à la noradrénaline, déclassé), Flèche Wallonne 1977 (positif au stimul, déclassé).
En septembre 2007, les organisateurs des Championnats du monde de Stuttgart, "désireux de promouvoir un cyclisme propre", le déclarent "indésirable" sur leur épreuve.
Records :
* Plus grand nombre de victoires dans une carrière cycliste : 525.
* Recordman de l'heure sur piste: 49,431 km.
* Plus grand nombre de victoires en une saison : 54.
* Plus grand nombre de victoires d'étape au Tour de France : 34.
* Plus grand nombre de victoires d'étape en un Tour de France : 8 en 1970 et en 1974 (record partagé avec Charles Pelissier en 1930 et Freddy Maertens en 1976).
* Plus grand nombre de jours avec le maillot jaune du Tour de France sur ses épaules : 96.
* Il est le seul coureur à avoir gagné le maillot jaune, vert et le classement de la montagne lors du même tour de France en 1969 (le maillot distinctif blanc à pois rouge du meilleur grimpeur ne fut créé qu'en 1975).
Anecdotes :
* Son fils, Axel Merckx, a aussi été coureur cycliste. Il a pris sa retraite en 2007.
* Guillaume Driessens, son directeur sportif, disait de lui : Eddy n'est pas payé pour se marrer, mais pour gagner.
* Il fit plus de 12 fois le tour de la terre à vélo lors de sa carrière.
* Albert II, roi des Belges, lui a conféré le titre de baron en 1996.
* Il reçoit, de l'UCI, le titre de meilleur cycliste du siècle.
* Il apparaît dans le film Le Prix de l'exploit (American Flyers) de John Badham (1985), avec Kevin Costner et David Marshall Grant. Il y donne le départ, au pistolet, de la course L'Enfer de l'Ouest, à laquelle participent les protagonistes du film. L'image est probablement empruntée à un événement réel.
* Une station du Métro de Bruxelles porte son nom.
Roger Magnusson est un joueur de football suédois né le 20 mars 1945 à Montseras en Suède. Formé en Suède, dans le club aussi anonyme qu'imprononçable d'Aatvidaberg, Magnusson attaque sa carrière pro en Allemagne, au FC Cologne, où il jouera 20 matchs pour 4 buts. Si ce ratio n'est en soit pas fabuleux, il est tout de même repéré par la grande Juventus, où il ne restera qu'une seule saison. Il faut dire qu'il n'a jamais disputé le moindre match sous les couleurs de la vieille dame, alors bon ca force pas à rester. Magnusson avait rendez-vous avec son destin en cet été 1968. L'OM de Marcel Leclerc, fidèle à sa politique de stars, va débaucher cet ailier racé pour écrire un des plus belles pages de son merveilleux passé.
Dès sa première apparition, contre Toulon en amical, le peuple marseillais compris qu'il avait trouvé sa perle rare. Malheureusement, Magnusson se blesse en début de saison et l'OM est lanterne rouge. Zatelli, reprend l'équipe et entame la première période faste de l'OM, en sachant tirer partie de cet ailier virevoltant aux dribbles improbables et aux centres d'orfèvre. Ainsi, malgré une saison ratée en championnat, l'OM retrouve en cette saison 68/69 le chemin des trophées avec une coupe de France contre Bordeaux. Ce premier titre depuis 1948 va raviver la flamme.
C'est avec l'arrivée de Josip Skoblar, l'Aigle Dalmate, que Magnusson va s'imposer définitivement dans la légende. Sa technique et sa précision sont le pendant naturel de la puissance du buteur croate et ce duo va se révéler l'un des plus prolifique de l'histoire de la D1. Le spécialiste du tour de rein va multiplier les centres pour offrir le titre de champion 1971 à l'OM, avec la bagatelle de 44 buts pour Skoblar. L'année suivante, ses tours de magie permettront au club de réaliser le doublé, En finale de Coupe de France, l'OM vient à bout de Bastia, grâce à 2 centres de Roger sur les têtes du croate et de Didier Couécou. C'est la consécration.
Malheureusement, l'arrivée de Salif Keita va sonner le glas de cette époque dorée. La règle des 2 étrangers alors en vigueur condamne Roger au banc de touche. L'OM paie cash cet écart et perd son titre, accrochant une place en Coupe d'Europe toutefois. Le dernier fait d'arme de Magnusson à l'OM reste justement un match de Coupe de l'UEFA, face à l'ogre allemand de Cologne, dont la mascotte est une chèvre. Alors que l'OM semble battu d'avance, Roger sort de sa coquille et au terme de 20 minutes d'un show aussi soudain que magique va crucifier les teutons pour une victoire 2-0. Le retour sera tout aussi étonnant puisque les phocéens sombrent 6-0. S'en est fini de la gloire et de la période Magnusson sur la canebière.
Il part en 74 pour le Red Star où il ne passera qu'une seule saison avant de rentrer au pays, pour finir sa carrière en 1980.
Que devient-il ?
Retourné en fin de carrière en Suède, Magnusson y est resté et vit aujourd'hui à Kristianstad. En 1998, il a reçu le prix Jarlow qui récompense le Suédois qui a contribué le mieux aux bonnes relations entre la France et la Suède.
Sinon les nouvelles sont rares pour ce suédois...
Source : alterfoot
Josip Skoblar, né le 12 mars 1941 à Privlaka (ex-Yougoslavie), est un ancien footballeur yougoslave (aujourd'hui croate). Ce buteur international yougoslave (32 sélections pour 11 buts) évolua au NK Zadar (débuts en 1956), à l'OFK Belgrade en 1959, à l'Olympique de Marseille, à Hanovre 96 et au NK Rijeka. Il fut champion de France 1971 et 1972 avec l'OM et remporta la Coupe de France 1972 avec ce même club. Il fut meilleur buteur du championnat de France de D1 trois saisons de suite : 1970-71 (44 buts, qui est un record en Europe, d'autant plus impressionnant que le croate ne tirait jamais les penalties !), 1971-72 (30 buts) et 1972-73 (26 buts). En Yougoslavie, il remporte deux coupes nationales avec l'OFK en 1962 et 1966.
Sa carrière de joueur achevée, il devient entraîneur. Il prit notamment en charge le NK Rijeka (1983-1987) et le Hambourg SV en 1987-88. Il est actuellement recruteur au sein du staff technique de l'OM, et ce depuis 1999. Just Fontaine raconte de lui : « Quand je le voyais face au but, je pensais, frappe de l´intérieur du gauche... de l´extérieur du droit... de la tête, maintenant ! ... et il l´avait déjà fait... but à chaque fois, exactement de la seule façon possible, en une fraction de seconde. Dans les 30 dernières années, c´est le seul buteur que j´ai vu ainsi en France ».
En 1973, l’OM, alors double tenant du titre, affronte en quart de finale de la Coupe l’Olympique Lyonnais. À la 43ème minute de jeu, Josip Skoblar perd ses nerfs et cède aux multiples provocations et coups bas de Raymond Domenech en lui envoyant un coup de poing au visage. Quittant le terrain avant d'attendre l'expulsion de l'arbitre, Skoblar abandonne ses coéquipiers et laisse son adversaire direct en sang. Pourtant 35 ans plus tard, les adversaires d'un soir se retrouvèrent lors d'un OM-Lyon et se serrèrent respectueusement la main.
Retrouvez le témoignage de R. Domenech sur le coup de poing donné par Skoblar lors du match de 1973 en cliquant sur le lien ci-dessous (archive de l'INA) :
Son palmarès :
- Champion de France : 1971, 1972.
- Coupe de France : 1972.
- Coupe de Yougoslavie : 1962, 1966.
- 32 sélections et 11 buts avec l'équipe de Yougoslavie entre 1961 et 1967 et demi-finaliste de la coupe du monde 1962.
- Soulier d'or européen en 1971 avec 44 buts.
- Trois fois meilleur buteur du championnat de France (1971, 1972, 1973).
- Joueur étranger de l'année France Football en 1970 et 1971
George Best est un footballeur nord-irlandais né le 22 mai 1946 à Belfast (capitale de l'Irlande du nord) et décédé le 25 novembre 2005 à Londres. Il est considéré comme l'un des plus grands attaquants de l'histoire. Evoluant aux postes d'avant-centre et d'ailier, il fut l'un des sportifs ayant le plus marqué les esprits britanniques de par son génie, sa vie et son tempérament. Il a été cité par Pelé dans la liste des 100 meilleurs footballeurs alors vivants, il déclara même que Best était le meilleur joueur qu'il ait jamais vu évoluer. Maradona a déclaré plusieurs fois que Best était son idole. George Best a évolué aux côtés d'autres légendes du football à Manchester United FC, telles Bobby Charlton et Denis Law. Best est issu des quartiers ouvriers de Belfast, d'une famille protestante (presbytérienne). Il est né d'une mère sportive de haut niveau, elle était internationale de hockey sur gazon, et d'un père ouvrier. Sa mère avait une forte addiction à l'alcool, ce qui joua un rôle évident sur l'alcoolisme quasi légendaire de George Best. C'est à l'âge de 15 ans que George Best est découvert avec un ami, Eric McMordie, dans sa ville natale de Belfast par Bob Bishop (alors recruteur pour le compte de Manchester United). Ce dernier envoie en urgence un télégramme au manager de Manchester Matt Busby disant simplement : « J'ai trouvé deux jeunes : un bon et un génie ». Best est en conséquence appelé à passer un essai d'une semaine à Manchester et convainc Busby en une matinée. Mais à la fin de la première journée, les deux gamins décident à la surprise générale de rentrer à Belfast et reprennent l'avion, estimant qu'ils en avaient assez vu. Le père de George appelle alors Matt Busby sur le champ pour excuser son fils, il sera pardonné sans mal par Busby et immédiatement recruté comme apprenti par Joe Armstrong (chef du recrutement de Manchester). Il passe plus tard professionnel et débute sous les couleurs de l'équipe première de Manchester United en 1963 contre West Bromwich Albion à Old Trafford : premier ballon et premier petit pont sur le latéral adverse, Graham Williams, qui sera ridiculisé tout au long de la partie par le jeune ailier gauche.
Il est l'un des grands artisans des titres de champions d'Angleterre de 1965 et de 1967 mais le monde le découvre vraiment lors d'un match de coupe d'Europe 1966 où il marque un triplé face au Benfica Lisbonne d'Eusébio (5-1). Son but lors de la finale victorieuse de 1968 (première victoire en Ligue des Champions d'un club anglais et encore contre Benfica) installera la popularité de Best. À cette époque, Old Trafford voyait déjà arriver plus de 10 000 lettres par semaine, toutes pour Georgie Boy et amenées par camionnette spécialement affrétée par la Royal Mail. Il obtiendra en cette année 1968 le Ballon d'Or France Football. Son nouveau statut de star lui permet tous les excès, il boit beaucoup, passe le plus clair de son temps à faire la fête et dépense des fortunes au casino.Le court apogée de carrière de Best commencera à prendre fin après la démission de Matt Busby, ce dernier (avec qui il avait une relation presque paternelle) était en effet le seul à pouvoir le canaliser. Dès lors, sa vie privée empiète de plus en plus sur sa carrière, il délaisse les entraînements, son niveau s'en ressent et il présente de plus en plus de signes d'énervement sur le terrain, il n'hésite plus à rentrer parfois saoul sur ce dernier.
Physiquement usé et mentalement à bout, Best cache ses kilos en trop sous une épaisse barbe et n'obtient pas la confiance de son nouveau coach Tommy Docherty et de ses coéquipiers. Willie Morgan, ailier écossais du club, dira plus tard : « George pensait qu'il était le James Bond du foot. Il avait tout ce qu'il voulait, l'argent, les filles, la gloire. Il vivait au jour le jour et s'en est toujours tiré comme ça. Quand il manquait l'entraînement, les gens trouvaient des excuses à sa place. Il n'avait pas à en fournir. Il se foutait de tout ». La relation était même plutôt tendue avec certains, notamment depuis le tout début avec Bobby Charlton, ce dernier n'appréciera Best à sa juste valeur que bien plus tard (avouant qu'il s'était longtemps trompé à son sujet). Il reste néanmoins le meilleur buteur du club. En janvier 1970, il est suspendu quatre semaines pour avoir arraché le ballon des mains d'un arbitre. Le 7 février, il marque six des huit buts de MU lors de la victoire en 5e tour de la Cup, contre Northampton (8-2). En 1974, alors âgé de 27 ans, il se fît renvoyer de Manchester United pour ses divers abus. Il disputa son dernier match avec les Red Devils le 01 janvier 1974 contre Queens Park Rangers au stade Loftus Road (match perdu 3 à 0). Il fit 466 apparitions avec les Red Devils toutes compétitions confondues, inscrivant 178 buts (dont un sextuplé contre Northampton Town FC en 1970). Il fut meilleur buteur de son club durant six années consécutives et meilleur buteur du championnat anglais lors de la saison 1967-68.
Après son passage à Manchester, il évolua dans des clubs de second rang, d'abord à Dunstable Town ensuite au Stockport County Football Club et, après seulement trois matchs, au Cork Celtic. Il partit ensuite aux États-Unis porter le maillot des Los Angeles Aztecs qui, dans une époque de crises financières (pour le club comme pour le championnat américain), réussit, grâce à la présence de Best, à trouver un investisseur du nom d'Elton John. Il rencontrera là-bas Angie McDonalds, un top-model américain, avec qui il s'installera. Malgré les efforts de cette dernière, les cures de désintoxications et les médicaments, Best continua à boire et à flamber. Best retournera par la suite avec sa petite amie en Angleterre, il y vit sur sa réputation puis part jouer au Fulham FC avant qu'Angie ne reparte aux États-Unis, excédée de ses liaisons extraconjugales. George lui court alors après jusqu'à ce qu'elle accepte de l'épouser en 1978. Il rejouera avec les Los Angeles Aztecs jusqu'à la fin de la saison 1978. Lors des saisons 1979/80 et 1980/1981, Georges Best alterne entre les Fort Lauderdale Strikers, le Hibernian FC et les San Jose Earthquakes. En 1981 naît le fils de George et Angie : Calum. Les deux derniers clubs l'ayant vu jouer furent Bournemouth en Angleterre et Brisbane Lions en Australie, tous les deux en 1983. Il se décide en 1983 à prendre sa retraite à 37 ans. Il compte 37 sélections avec l'Irlande du Nord, pour 9 buts, mais n'a jamais disputé un match de Coupe du monde. Il demanda en de nombreuses occasions à ce qu'une équipe d'Irlande unifiée soit créée mais en vain, et ce malgré son immense popularité. En 1984, George Best est condamné à 3 mois de prison pour conduite en état d'ivresse et agression sur agent. Il y disputera ses derniers matchs et marquera ses derniers buts avec Ford Open Prison.
Son jubilé fut joué en 1988 au Windsor Park à Belfast, il marqua alors deux buts : un en dehors de la surface et l'autre du point de penalty. Dans les gradins étaient présent entre autres Sir Matt Busby et Bob Bishop. En 1991, il apparaît complètement saoul à une émission de la BBC. Il est élu sportif britannique du siècle en 1995. Mais ceci ne change rien à sa situation, il est ruiné, n'a plus vraiment de domicile fixe et eut à revendre tous ses trophées. Grâce à l'argent récolté, il arrive à s'acheter une petite maison en Grèce. En 1994, il passe Noël en prison, après avoir été condamné pour conduite en état d'ivresse. En 1998, George Best devint commentateur pour Sky Sports.En mars 2000, première sérieuse alerte de santé : le foie est touché. On craint pour sa vie. En février 2001, il est hospitalisé pour une pneumonie. Best avait subi une greffe du foie en 2002, mais il avait rapidement rechuté et s'était remis à boire, compromettant gravement sa santé. En 2004, il est à nouveau condamné pour conduite en état d'ivresse est suspendu de permis pour 20 mois. George Best est hospitalisé début octobre en soins intensifs à l'hôpital Cromwell de Londres après une infection pulmonaire. Son état ne cesse alors de se dégrader. George Best meurt le 25 novembre 2005 d'une infection pulmonaire à 59 ans, veillé par son fils, Calum, 24 ans, et son père Dickie, 87 ans. Sa mort crée une grande émotion en Grande-Bretagne. Plus de 300 000 personnes (soit plus d'un sixième de la population nord-irlandaise !) ont accompagné son cortège malgré la pluie lors de ses obsèques nationales à Belfast au son de The Long and Winding Road des Beatles. L'aéroport de Belfast a changé de nom pour prendre celui de George Best.
George Best eut durant toute sa vie, et ce, depuis presque son adolescence, un penchant pour l'alcool qui se transforma suite à sa gloire en un alcoolisme des plus dangereux. Jim Boyce, un de ses amis, récita pendant une interview cette phrase que Best lui dit en 1988: « Les gens ne se rendent pas compte à quel point je souffre de mon alcoolisme. Et ils ne voient pas les efforts que j'ai endurés pour essayer d'arrêter. Mais je ne peux pas m'empêcher de boire. Malheureusement à cause de cette maladie, je ne suis pas du tout devenu la personne que je voulais être. Et je sais que je ne pourrai jamais rien y changer.
Les Citations de George Best
À propos de David Beckham : « Son pied gauche ne lui sert à rien, il est mauvais de la tête, il ne sait pas tacler et il ne marque pas souvent. A part ça, il est pas mal. » (« He cannot kick with his left foot, he cannot head a ball, he cannot tackle and he doesn't score many goals. Apart from that he's alright.»)
Bien plus tard, Best n'hésitera pas à qualifier David Beckham « d'unijambiste. »
« En 1969 j'ai arrêté les femmes et l'alcool, ça a été les 20 minutes les plus dures de ma vie. »
Après sa greffe du foie en 2002 qui avait nécessité une transfusion de vingt litres de sang (40 demi-litres, donc autant de pintes): Dix heures pour quarante pintes, j'ai battu mon record de 20 minutes.
« J'ai dit un jour que le Q.I. de Gazza (alias Paul Gascoigne) était plus petit que le numéro de son maillot et il m'a demandé : « Qu'est ce qu'un Q.I. ? »
« J'ai claqué beaucoup d'argent dans l'alcool, les filles et les voitures de sport - le reste, je l'ai gaspillé. »
« Mon rêve, c'était d'éviter la sortie du gardien, de m'arrêter juste avant la ligne de but, de me mettre à quatre pattes et de pousser le ballon de la tête dans le but. J'ai failli le faire contre Benfica en finale de la Coupe d'Europe 1968. J'avais dribblé le gardien mais, au dernier moment, je me suis dégonflé. J'ai eu peur que le coach fasse une crise cardiaque !»
À propos de son passage au Los Angeles Aztecs : « J'avais une maison au bord de la mer. Mais pour aller à la plage, il fallait passer devant un bar. Je n'ai jamais vu la mer ».
En parlant de Cristiano Ronaldo, il a déclaré « Pendant des années, j'en ai vu défiler, des "nouveaux George Best". C'est la première fois que je prends ça pour un compliment »